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NOUVEAU SUR NOTRE SITE LA RUBRIQUE "BON A SAVOIR"
En cliquant sur le lien à droite sous les onglets, vous accéderez à cette rubrique évolutive qui vous informera sur les comportements et conduites à tenir tant avant, que pendant, ou après une hospitalisation,ou en cas de litiges. Cette rubrique ne répond pas à tout mais donne des indications des questions que les patients se posent le plus souvent.
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Journal LE PARISIEN 3 MAI 2007 Décès d'Amélie Birembaux
Le conseil national de l'Ordre en accusation
.


Un chirurgien qui ne suit pas des recommandations médicales édictées en 1996. Qui perfore une grosse artère au cours de l'opération, sans réintervenir après. Un scanner montrant une forte hémorragie interne, qui ne sera lu que trois heures plus tard. Des parents menés en bateau pendant des heures. Une petite fille transférée ailleurs, plutôt que d'être réopérée en urgence. Une vertigineuse chaîne de ratés humains et médicaux. Avec, au bout, la mort d'Amélie Birembaux, 9 ans, victime d'une hémorragie fatale après quinze heures d'agonie, alors qu'elle devait subir une banale ablation de l'appendice. C'était le....(lire la suite dans la rubrique "témoignages"



17/4/2007 : nous recevons ce jour un courrier des Docteurs Xavier et Caroline BIREMBAUX.

Chers tous,


Quelques nouvelles du front de l’Injustice.

Malgré toutes les preuves objectives à l’encontre des Drs Cohen Patrick et Gounelle Jean Pierre concernant le non respect du Code de Déontologie, la Juridiction en Appel du Conseil de l’Ordre de Paris, a décidé d’annuler la sanction de ces 2 médecins.

Incompréhensible quand on sait que cette Juridiction se dit « défendre le droit du Malade ».

Une décision qui a des relents de Stalinisme et que nous allons dénoncer.

Nous sommes soit disant dans un Pays démocratique, dans un Etat de Droit.

J’ai des doutes …

Nous avons donc décidé de déposer deux pourvois en cassation à titre conservatoire devant le Conseil d’Etat à l’encontre des deux décisions rendues le 1 Mars 2007 par le conseil National des Médecins, au profit du Dr Gounelle JP et du Dr Cohen P.

Cependant, un décret de loi de 1948 décide que les plaignants ne sont pas « parties aux décisions du Conseil du Conseil National de l’Ordre des Médecins ».

Voilà une mesure qui va à l’encontre de la constitution des Droits de l’Homme.

Nous sommes le seul pays européens qui refuse au citoyen l’accès à cette juridiction quand il s’agit d’attaquer des Médecins.

Le coupable devient la victime !!

En clair, nos pourvois ont toutes les chances d’être rejetés.

MAIS si c’est le cas, nous irons dénoncer cette aberration devant la Cour Européenne de Justice.

L’occasion est trop belle et nous aurons peut être la chance de changer ces lois injustes qui protégent des incompétents.

Le droit du malade doit progresser dans notre pays.

Puisse notre drame aider à ce que tout cela change.

Merci de votre soutien

Caroline et Xavier Birembaux

AMELIE 29/09/2006
Verdict du Conseil de l’Ordre,.


Le Conseil de l’Ordre a reconnu la responsabilité et les graves fautes de déontologie commises par les 3 médecins qui ont eu en charge notre petite Amélie.

Il a lourdement sanctionné le chirurgien, le Dr Patrick Cohen et l’anesthésiste, le Dr Jean Pierre Gounelle. Les deux ont été condamnés à douze mois d’interdiction d’exercer la médecine dont une partie de la peine avec sursis.

Quant au radiologue, le Dr Bernier Jacques, même si il a été considéré qu’il avait contrevenu aux dispositions du code de déontologie médicale, le Conseil de l’Ordre n’a prononcé qu’un avertissement à son encontre.

Tout ceci ne nous a sûrement pas rendu notre petite Amélie.

Cette démarche n’a jamais été conduite par un sentiment de vengeance mais par la volonté que la vérité soit publiquement reconnue et les responsables jugés et condamnés par leurs pairs. Ainsi leurs fautes ont été clairement signifiées par des personnes aptes à analyser la nature profonde des erreurs commises.

Nous vous remercions pour votre soutien indéfectible à Amélie.

Xavier Birembaux


IMPORTANT : le procès "Amélie Birembaux" (voir plus bas) aura lieu ce mercredi 1er février 2006 à 8h30 au tribunal pénal de Toulouse.
nous reprendrons quelques un des articles de presse à la rubrique "vos témoignages" au fur et à mesure de leur récupération

20/10/2005 : un scandale? : Un appel de Régine ce soir : son mari a 50 ans.., une carrière, une fille de 16ans. Nécessité de transplantation cardiaque pour lui...Non respect du protocole : accident...inévitable de ce fait. Négligence… puis indifférence. Ils sont passé à coté de toutes les valeurs...Demain ils ne négligeront rien de leurs connaissances techniques pour essayer de dissimuler leurs erreurs...l’horreur ce sera pour les autres. Pour TOUS les autres
Un dossier long et difficile...un cheminement à l’identique qui s’annonce pour la famille. Trois vies brisées... Un cœur gâché...un don d’organe inutile.

et pourtant.....:
voir cet article sur les greffes du coeur : repris sur le site transplantation.net

Un courrier à la date du 12 octobre 2005 ( rubrique témoignage) vous indiquera que les victimes sont aussi parfois obligées de se battre contre les avocats.

Nous avons reçu le 5/10/2005 l’appel d’une victime, pour laquelle la CRCI avait défini la faute du médecin et condamné celui-ci, donc son assureur, à indemnisation.

La loi prévoit que l’assureur doit régler le préjudice dans les quatre mois.

A défaut d’avoir une quelconque information de la part de l’assureur, et le délai étant à échéance, la victime l’a appelé. Réponse de l’assureur « nous ne sommes pas d’accord, nous ne paieront pas, débrouillez vous avec l’ONIAM »
Voilà comment on fabrique une société de voyous : la loi doit être respectée par tous, mais pas par les « détenants ».
Les exemples d’injustices sont montrés par en haut. Si nous acceptons, parce que désabusés et laxistes, cet état de fait, ne nous étonnons pas que la base s’y installe ou sombre dans la délinquance.

Bien sur, l’assureur sera contraint de payer, mais il fait ce qu’il faut pour gagner du temps : l’argent sera placé et rapportera. Pendant ce temps, la victime, handicapée et qui a du faire des frais et avances de trésorerie pour adapter son cadre de vie à son handicap, paiera les agios bancaires. Les « détenants» restent gagnants des deux cotés.

C’est un comportement de pirate……….bien plus grave que la « désobéissance civique » qu’on utilise pour condamner certains contestataires.

Mais dans cette page d'accueil, il est une actualité poignante que vous trouverez sur un un site que nous ne pouvons que vous inciter à visiter
www.amelieb.com
ce témoignage doit d'autant plus nous convaincre de la nécessité d'agir que c'est celui d'un médecin qui se trouve confronté aux mêmes difficultés quee n'importe quel patient.
 
       
   
   

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Thibault, 6 ans, entre en clinique pour une intervention bénigne : appendicite. Après deux jours de suivi, il rentre chez lui. Après un week end de souffrance, ses parents décideront de l’amener à nouveau en clinique. Malgré la douleur déclarée et les - 25/08/2004
C’est la maman de Thibault (30420 Calvisson) qui nous adresse ce témoignage qu’elle titre par la question :
erreur médicale ou négligence ?
Pour des raisons faciles à comprendre, les noms des personnes concernées par les évènements ne sont pas mentionnés.

Mercredi 19 mai 2004

Thibault se plaint de douleurs abdominales, notamment lors de la marche.

A 11 H, après consultation, notre médecin de famille diagnostique une appendicite et téléphone à la clinique Z… pour savoir si un de leurs chirurgiens pouvait nous recevoir.
Thibault est donc dirigé vers la clinique Z (à Nîmes) auprès du Docteur X…

A notre arrivée, vers 11 H 30, Thibault et moi sommes installés dans une salle d’attente et apprenons que le docteur X… est au bloc opératoire ! Nous patientons pendant plusieurs heures (entre temps nous sommes mis dans une salle de soins où la température est plutôt fraîche !).

Finalement à 15 H 15, je craque et décide de partir. Un membre du personnel médical se prénommant Géraldine appelle le cabinet du Docteur X… et demande à son collègue le Docteur Y… si il peut me recevoir au cabinet. Celui-ci accepte et je quitte donc la clinique Z… avec mon enfant et me rends au cabinet avenue ….

Je suis reçue à 16 H 00. Après un examen rapide le docteur Y… confirme une appendicite, et programme l’intervention pour 18 h 45, intervention qui serait effectuée soit par lui-même soit par le docteur X.... Je retourne donc à la clinique avec mon fils où un prélèvement sanguin sera réalisé et analysé par le LAM FABRE BEBIN PIGNODEL. Mon fils est descendu au bloc opératoire. J’informe la personne qui le prend en charge que je n’ai toujours pas vu l’anesthésiste. Celui-ci vient me voir devant la porte du bloc et cinq minutes après repart. Après l’opération mon fils est remonté dans la chambre, couché sur le ventre ! J’ai trouvé ça inquiétant, dans cette position les viscères sont en appui sur la plaie, mais au moment où j’allais appeler deux aides soignants sont entrés et ils l’ont mis sur le dos. Thibault sort le samedi 22 mai 2004 à 12 H.


Lundi 24 mai 2004

Thibault se plaint dans l’après midi de douleurs abdominales. Puis dans la nuit les douleurs sont réapparues plus intenses.

Mardi 25 mai 2004

J’amène Thibault chez notre médecin de famille qui contacte le chirurgien X... ce dernier demande que je ramène Thibault à la clinique. Auparavant notre médecin de famille nous aura envoyés au laboratoire de M. R… à Vergèze pour faire une prise de sang. M. R… m’indique que la clinique pourra le contacter vers 17 H 30 pour avoir les résultats de l’analyse. Thibault est à nouveau hospitalisé. Dès son arrivée à la clinique il est pris en charge : radiographie, échographie. Le docteur X... demande un scanner pour le lendemain. Entre temps j’ai informé le personnel qu’une prise de sang avait été faite et qu’il était possible d’appeler le laboratoire. En définitive une infirmière se rend compte que cela n’a pas été fait, contacte le laboratoire vers 19 H 15 et demande que les résultats soient faxés.

Mercredi 26 mai 2004

Thibault passe un scanner. Le docteur X... m’informe qu’une « poche de liquide » a été détectée et qu’il est nécessaire de réopérer mon fils. L’intervention a lieu en début d’après midi. Thibault est remonté dans sa chambre. Il est perfusé les premiers jours. Il recommence à manger mais continue à souffrir en permanence surtout après les repas. Thibault souffre tellement qu’il angoisse dès que le moment des soins arrive. Mon mari constate lors du changement des pansements qu’un liquide verdâtre et épais s’écoule de la plaie principale et demande si cela est normal. La réponse est « oui ce sont des sérosités ».

C’est le collègue de M. X..., le docteur Y... qui assurera les visites pendant le week-end pendant son absence.

Dimanche 30 mai 2004.

La perfusion est enlevée. Pour soulager les douleurs de mon fils les infirmières lui donnent du doliprane en suppositoire. Du nifluril lui est aussi administré. J’ai demandé s’il n’était pas possible de donner autre chose pour mieux le soulager il m’a été répondu « non car le transit doit reprendre ».

Mon mari a ensuite constaté qu’un point de suture a « sauté ». Il ne sera pas remplacé « pour que les sérosités puissent s’évacuer ». Cela fait quand même sept jours que l’opération a eu lieu et ce liquide verdâtre et épais s’écoule toujours.

Lundi 31 mai 2004

Un prélèvement de ce liquide suintant à travers la plaie principale et de plus en plus sombre (presque foncé) est réalisé devant mon mari. Thibault souffre toujours et nous vivons (surtout lui) des moments difficiles. Je demande régulièrement si les douleurs persistantes sont normales : réponses : « oui c’est à cause des drains »
« oui c’est le transit qui reprend » puis « oui ce sont les mèches »….

Jeudi 3 juin 2004

Le docteur X... propose à mon mari de faire sortir Thibault. Mon mari refuse car Thibault souffre toujours et est très fatigué. Un nouveau point de suture s’est défait, le liquide maintenant foncé et épais s’écoule toujours par les sutures.

Après avoir remplacé mon mari au chevet de Thibault, le docteur X... viendra me proposer, à moi aussi, de sortir Thibault par mes propres moyens (sans ambulance) et de faire réaliser les soins par une infirmière à domicile.

Dans la nuit du jeudi au vendredi Thibault souffre de plus en plus. J’appelle fréquemment l’infirmière qui fait le maximum pour le soulager et regrette que le cathéter ait été enlevé. Je ne regrette pas de ne pas avoir ramené mon fils à la maison.

Vendredi 4 juin 2004

L’infirmière qui prend la relève, devant la douleur de Thibault décide de le perfuser à nouveau. Elle souhaite que Thibault reste au moins le week-end. Lors du changement de pansements, je me décide à regarder les sutures car mon mari m’a fait part de ses inquiétudes quant au liquide qui coule. Je m’aperçois qu’effectivement un liquide blanc et épais suinte en filet par la suture d’un des drains et n’ose pas regarder au niveau de la plaie principale (où mon mari a vu s’écouler ce liquide foncé et épais).

Je décide donc d’appeler notre médecin traitant, pour lui demander si elle peut contacter le docteur X... pour se renseigner sur l’état de Thibault. La dame qui se trouve sur le lit voisin me donne raison. Notre médecin, c’est une doctoresse, me rappelle pour m’informer qu’elle a demandé que le chirurgien la rappelle dès que possible, ce qu’il ne fera pas.

L’après midi le docteur X... m’informe « qu’il ne voit pas ce qu’a mon fils », suggère « qu’un œil neuf soit posé sur lui » (selon ses propres mots) et me propose de le faire transférer au CHU de Nîmes. Le CHU refuse, d’après M. X..., car ils n’ont pas d’anesthésiste pour le week-end en pédiatrie. Heureusement, le CHU Lapeyronie de Montpellier accepte d’accueillir Thibault. Le docteur X... me demande alors si je veux une ambulance pour transporter mon fils ou si je l’emmène moi-même….. Je suis surprise par cette question. Je demande une ambulance.

Thibault est donc transféré au CHU de Lapeyronie en ambulance.

Dès notre arrivée l’équipe médicale le prend en charge : les puéricultrices et l’interne puis vient le chirurgien M. L…. Il demande que diverses analyses soient effectuées et une échographie puis me demande de raconter l’histoire de Thibault. A l’issue de l’échographie le diagnostic tombe : péritonite à foyers multiples + abcès!
Le commentaire de M. L… à mon mari : « votre petit est dans un état critique, il est complètement déshydraté, faites moi confiance je ferai tout ce qu’il faut pour votre fils. »

Thibault sera placé sous perfusion pendant la nuit pour permettre de l’opérer dans de meilleures conditions au plus tôt (dès le lendemain). Le docteur L… craint même d’avoir à effectuer l’intervention dans la nuit.

Samedi 5 juin 2004

Après une nuit sans souffrance pour lui depuis 10 jours, Thibault subit sa troisième intervention chirurgicale. Le chirurgien nous avouera qu’il était dans un état d’infection important (plusieurs abcès) et qu’il a fallu notamment passer des litres de liquide pour nettoyer le pus. Il explique qu’il a incisé aux mêmes endroits que la seconde opération. Les premiers jours Thibault a une sonde gastrique, des drains, une sonde pour vider la vessie, une voie centrale a été placée et des électrodes sont branchées à un moniteur pour contrôler le rythme cardiaque. Une triple antibiothérapie lui est administrée. Il sera très bien suivi par toute l’équipe médicale du CHU et sort au bout de 10 jours après son opération.

A sa sortie du CHU de Montpellier je me suis rendue compte en consultant le carnet de santé de mon fils que l’opération du 26 mai n’a même pas été mentionnée.

Notre médecin traitant, Madame H… a été contactée le 7 juin et a pris l’initiative de téléphoner au Docteur X....

Les dossiers médicaux concernant les trois opérations ont été demandés auprès de la clinique Z… de Nîmes et du CHU Lapeyronie de Montpellier. A ce jour nous avons reçu les copies des trois interventions.


Nous nous demandons si notre fils n’a pas été infecté pendant sa seconde hospitalisation à cause d’un manque de rigueur, de soin et de suivi médical. Nous n’avons à ce jour déposé aucune plainte et si je me réfère à ce que nous avons pu entendre autour de nous il faut beaucoup de temps pour faire face au blocus des corps médicaux et judiciaires et surtout être décédé pour avoir un minimum d’écoute……Il y a de quoi se sentir impuissant……..tout en continuant à espérer trouver une solution pour que les mentalités changent car après tout il s’agit du respect de la personne malade, du droit à la vie….

L’erreur est humaine mais la négligence, la mauvaise foi, et le déni sont inacceptables.

Nous ferons tout pour connaître la vérité et faire en sorte que le cas de Thibault ne se renouvelle pas.

Nous vous remercions d’avance d’avoir bien voulu nous lire et vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de nos salutations distinguées.

M . et Mme MARTIN-TEYSSIER
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